Dans le parc du domaine de Moncel -clic dans la ville d'à côté, la ville d'où je viens. C'était jeudi dernier.


Les tout petits chemins valent bien les grands. On les sent plus secrets, comme s'ils n'étaient là que pour nous, pour moi seule à cet instant

Mais on n'est jamais seul au final, car il y a des géants qui filent droit, qui recherchent la lumière et si l'on s'enfonce dans les chemins moins fréquentés, on remarque une autre nature, presque inextricable. Il y a des odeurs végétales, l'odeur de la terre humide car le soleil pénètre difficilement à travers les frondaisons des arbres, des feuillus pour la plupart.


Je ne me rappelle jamais du nom de ces arbres qui deviennent roux à l'automne, à eux seuls, ils forment comme une famille car ils viennent paraît-il de la même souche. Derrière, le petit étang est à sec, il va être remis en nature propre

J'ai traversé du bois presque inextricable pour un second tour

J'y ai vu des fleurs d'asperges dépasser les ronces

J'ai rejoint l'étang où les canards tenaient la distance entre eux. J'ai vu qu'eux avaient compris. Sur les plus grands chemins, je n'étais pas seule, il y avait des joggers. Là, des jeunes assis sur un banc dont l'un jouait de la guitare. Je m'éloignai et écoutai le son de l'instrument, l'air était plaisant.

J'aime beaucoup ce domaine....mon grand-père paternel y a été jardinier quelques années fin des années 50 je crois. Mais je pense qu'il ne s'occupait que du jardin sur le côté et des parterres devant le château.
Demain, jour des reflets, je vous montrerai le grand étang.