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Une visite au musée d'Orsay à Paris
Après une heure de transport , bus, RER et métro nous voici arrivées sous un peu de pluie mais, nous avions pris nos billets pour un accès rapide et un horaire défini pour moins d'attente et pour nous ce fut le mardi à midi.
Juste derrière le musée d'Orsay, nous remarquons le musée national de la légion d'honneur (peut-être pour une future visite ? )
et la grande chancellerie de la Légion d'honneur
Nous avions choisi l'expo du moment sur Gustave Caillebotte Peindre les hommes
Nous étions en semaine mais il y avait un monde fou pour l'expo.
Autoportrait vers 1892 - Paris musée d'Orsay, acquis avec les fonds d'une donation anonyme canadienne. 1971
Caillebotte a peint son dernier portrait quelques mois avant sa mort qui a été précoce à l'âge de 45 ans. Il a des cheveux coupés courts et une barbe , cultive une apparence particulièrement virile. il prend soin de ne pas se représenter en bourgeois mais, porte un costume marin, il rappelle là son identité de régatier. Son expression semble dure et son regard qui semble voilé par une ombre, paraît concentré, voire inquiet. Ce tableau aurait été offert à un marin, Joseph Kerbrat, payé et logé par l'artiste sur sa propriété du Petit-Gennevilliers.
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Plus que les autres peintres du groupe impressionniste, Gustave Caillebotte (1848-1894) a toujours montré une forte prédilection pour les figures masculines. En "chroniqueur pictural de l'existence moderne" selon l'expression du critique Gustave Geffroy, il dépeint l'apparence et l'existence des hommes de son temps ; du moins de ceux qui vivent auprès de lui - ses frères et amis - ou qu'il croise sur les boulevards en bas de chez lui, ouvriers aussi bien que bourgeois en promenade. Caillebotte pose un regard "réaliste" mais aussi très personnel sur ces figures, empreint d'interrogations sur sa propre identité d 'homme (à la fois bourgeois, peintre, amateur sportif célibataire) avec l'aspiration de s'affranchir des antagonismes de classe, et empreint d'une forme d'admiration, voire de désir, pour un idéal masculin moderne défiant les stéréotypes de genre. Ainsi, Caillebotte introduit dans la peinture de nouvelles images de la virilité, comme l'ouvrier ou le sportif, mais se plaît aussi à montrer le versant intime, considéré alors comme "féminin", de la vie des hommes bourgeois, passant le temps à jouer aux cartes, à regarder la ville depuis leurs balcons ou même à leur toilette.
A une époque où les sphères masculines et féminines sont plus que jamais différenciées, où triomphent aussi le mouvement d'émancipation des femmes et d'émergence des subcultures homosexuelles, les peintures de Caillebotte attestent des reconfigurations à l'oeuvre dans la société de la fin du XIXe siècle. Tiré de : Introduction du site du musée.
Gustave Caillebotte - Etude pour raboteurs de parquets : hommes agenouillés penchés en avant - Vers 1875
Crayon sur papier - Collection particulière
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Je poursuivrai bientôt cette visite










